Brésil
Les sœurs Marizele Cassiano et Marisa de Paula, membres de la congrégation Copiosa Redenção, ont récemment enflammé les réseaux sociaux grâce à une prestation inattendue sur le plateau de l’émission catholique Família de Amor (« Famille d’Amour »), diffusée sur la chaîne Pai Eterno.
Initialement invitées pour parler d’une retraite vocationnelle, les deux religieuses ont surpris le public en partageant spontanément un moment mêlant chant, beatbox et danse.
« Ce moment a été très spontané », explique Sœur Marizele Cassiano. « Parce qu'avec Sœur Marisa, si vous commencez un rythme, elle va danser. Et j'ai l'habitude de chanter, de faire du beatbox, donc pour nous c'était très simple, spontané et en même temps très surprenant de voir que c'est devenu viral même en dehors du Brésil. »
Sur le plateau, l’ambiance s’est rapidement chargée de joie et de complicité : le diacre et animateur de l’émission, Giovani Bastos, s’est même joint à la chorégraphie, imitant les pas de danse de Sœur Marisa dans une atmosphère légère et conviviale.
La scène, relayée sur les réseaux sociaux, a rencontré un succès fulgurant : des millions de vues au Brésil comme à l’étranger. Un engouement auquel les deux sœurs ne s’attendaient pas, en particulier auprès des jeunes.
« Nous sommes venues participer à cette émission de télévision pour atteindre un public », confie Sœur Marisa de Paula. « Mais nous ne nous attendions pas à ce qu’il soit composé d’autant de jeunes, et de personnes aussi diverses. »
Mais leur mission dépasse largement le cadre médiatique. Les deux religieuses sont profondément engagées sur le terrain, aux côtés des jeunes en situation de vulnérabilité, notamment ceux confrontés à la toxicomanie. Pour elles, la musique, la danse et l’expression artistique sont des moyens puissants de transmission spirituelle et d’accompagnement humain.
« Le beatbox, la danse et les chants sont des outils que Dieu utilise pour toucher le cœur des personnes avec lesquelles nous travaillons », souligne Sœur Marizele. « Et cela fonctionne ! C’est magnifique à voir. »
Si Sœur Marisa a choisi de rester en dehors des réseaux sociaux, sa consœur Marizele, quant à elle, a vu sa popularité exploser : après la diffusion virale de leur prestation, elle a franchi le cap des 100 000 abonnés sur Instagram.
Parallèlement à cette visibilité, les deux sœurs sillonnent le pays comme promotrices vocationnelles. Elles participent à des actions sociales, animent des retraites spirituelles et accompagnent particulièrement les femmes en discernement de vocation, toujours animées par le désir de faire résonner la foi dans les cœurs les plus éloignés.
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