Russie
Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ce jeudi son soutien "technique" à la proposition de cessez-le-feu en Ukraine, tout en soulignant plusieurs "nuances" et des "problèmes sérieux" à résoudre avant qu’une telle mesure puisse être mise en œuvre.
Lors de sa conférence de presse avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko, Poutine a précisé que toute trêve devait mener à une "paix durable" et régler les causes profondes du conflit, en particulier en ce qui concerne les préoccupations sécuritaires de la Russie en Europe de l’Est.
"Nous sommes d’accord avec les propositions d’arrêter les hostilités, mais nous partons du principe que ce cessez-le-feu doit être tel qu'il mène à une paix à long terme et élimine les racines profondes de cette crise", a déclaré le président russe. Il a également précisé que la trêve ne devait pas être utilisée pour renforcer l’armement ukrainien, ce qui risquerait de relancer les combats.
Des exigences russes pour le cessez-le-feu
Parmi les conditions posées par Moscou pour accepter un cessez-le-feu figurent :
Reconnaissance territoriale : La Russie exige que l'Ukraine reconnaisse l'annexion des régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson par la Fédération de Russie.
Neutralité militaire : Moscou insiste pour que Kiev renonce à sa candidature à l'OTAN et adopte un statut de neutralité militaire.
Démilitarisation : La Russie demande une réduction significative des capacités militaires ukrainiennes.
Droits des russophones : Assurer la protection des droits des citoyens russophones en Ukraine.
Des discussions pratiques à résoudre
Les négociateurs américains se trouvent actuellement en Russie pour discuter d'un cessez-le-feu de 30 jours. Cependant, la Russie insiste sur des garanties concernant la sécurité, tout en mettant en avant plusieurs questions pratiques, telles que la gestion des violations du cessez-le-feu et le traitement des incursions ukrainiennes dans la région de Koursk.
Michael Ryan, ancien responsable du ministère américain de la Défense, analyse la position russe comme étant "maximaliste", formulant des demandes qui risquent d’être inacceptables pour l’Ukraine, afin de prolonger les négociations.
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