Afrique du Sud
Une marée de la communauté LGBTQi+ dans les rues de Johannesburg. Après deux ans d’interruption, dus au coronavirus, la Gay Pride était de retour samedi dans cette ville sud-africaine. Une célébration sur fond d’alerte américaine contre une possible attaque terroriste dans le pays.
Pas de quoi ébranler la communauté, déjà sur le qui-vive au quotidien.
"Nous nous battons toujours pour la visibilité et nous sommes toujours en danger, donc moi en entendant parler de l'attaque terroriste ça ne m'a même pas dérangé. De toute façon, si je meurs, ma famille m'a déjà rejeté de toute façon, donc je ne manquerai à personne.", explique Anold Mulaisho, activiste LGBTQi+.
Face à la stigmatisation, la vie des homosexuels en Afrique du Sud est loin d'être un fleuve tranquille. Si sur le plan législatif les textes protègent la communauté, sur le terrain, c'est encore la croix et la bannière.
"Pour l'enfant moyen qui grandit en Afrique du Sud, ce n'est pas sûr du tout. Les personnes homosexuelles sont tuées tous les jours, l'une après l'autre, alors c'est très important : nous avons encore un long chemin à parcourir, la loi est là mais la pratique et la mentalité de notre communauté n'ont pas changé. Nous travaillons toujours là-dessus, et nous espérons un avenir meilleur.", souligne Lethuxolo Shange, médecin.
Environ 500 événements étaient prévus dans tout le pays entre le 28 et le 30 octobre. Véritable défi sécuritaire pour l’Afrique du Sud après l’alerte de l'ambassade américaine.
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