Ethiopie
En Ethiopie, la population continue de faire les frais des combats qui opposent les forces gouvernementales aux rebelles tigréens. Ce vendredi, une frappe aérienne a touché un jardin d'enfants lors d'une opération menée par les forces éthiopiennes sur la ville de Mekele. Le bilan est très lourd : quatre morts dont deux enfants.
Les combats ont repris, mercredi dernier, dans le nord de l’Éthiopie entre les forces gouvernementales et les rebelles tigréens, mettant fin à cinq mois de trêve. Deux jours plus tard, une frappe aérienne menée par les forces éthiopiennes sur la ville de Mekele, capitale du Tigré, aurait fait quatre morts dont deux enfants.
« Encore une fois, des enfants ont payé au prix fort une escalade de la violence », dénonce le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef), dans un communiqué. Depuis bientôt deux ans, les enfants et leurs familles dans la région subissent les affres de ce conflit. Il « doit cesser », ajoute l’organisation.
« Bombes sur une zone résidentielle »
Cette condamnation de l’Unicef est la première confirmation internationale qu'un jardin d'enfants a été touché, comme l'affirment les autorités rebelles du Tigré. Selon les rebelles, un avion a « largué des bombes sur une zone résidentielle et un jardin d'enfants à Mekele ».
Le gouvernement éthiopien rejette ces accusations, ajoutant que l'aviation militaire éthiopienne ne vise que « des sites militaires » et accuse les rebelles de mise en scène. Un responsable de l’hôpital de Mekele, joint par l'AFP, indique que son établissement a reçu, vendredi, quatre morts dont deux enfants et neuf blessés.
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