Côte d'Ivoire
Les claviers de téléphones usagés, à première vue, ces reliques ont leur place dans des décharges. Mais pour Désiré Mounou Koffi, ces objets valent de l’or.
Dans son atelier de Bingerville, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’artiste ivoirien, la vingtaine révolue, utilise ces objets pour dessiner des toiles ‘’ pop’’.
"Le téléphone parce que c'est l'outil qui est le plus proche de nous. La plupart de mes toiles parlent de la vie, de l'homme, le quotidien de l'homme en fait donc en gros l'homme dans la société.", explique l’artiste.
Pas question de limiter son art à la peinture. L’Ivoirien a aussi un autre défi : coller ses œuvres à l’actualité. Alors qu’il a déjà exposé au Maroc, en Belgique et en France, ses œuvres sont exposées jusqu'en juillet à Abidjan à la Fondation Donwahi .
" Il redonne vie aux claviers qu'on jette dans la rue à chaque fois et en plus, les supports sont novateurs puisqu'il travaille sur des supports qui sont en ruine et c'est bénéfique à l'art contemporain africain.", souligne l’artiste Alex Gbizié.
A 28 ans, celui qui se présente comme un artiste ‘’éco et engagé‘’ entend ainsi contribuer à la résolution de l’épineuse question du tri des déchets dans son pays, participant en filigrane, à la préservation de l’environnement.
"Faire quelque chose d'utile pour l'humanité, c'est toujours encourageant . Conscientiser l'est davantage. Donc un artiste qui va dans la récupération et qui fait prendre conscience et qui sauve l'environnement des déchets, je trouve qu'il a trouvé sa voie.", affirme Christine Tsala, artiste camerounaise.
L’artiste est attendu à l'exposition "Africa ! La Renaissance en marche !", dans le cadre du "off" de la Biennale de Dakar.
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