Burkina Faso
Au Burkina Faso, les entreprises et membres de l’opposition contestent la coupure d’internet opérée dans le pays depuis le 20 novembre.
Les autorités ont décidé de suspendre la connexion mobile après l’organisation de manifestations contre la politique sécuritaire du gouvernement burkinabé impuissant face aux attaques djihadistes et contre la présence de l’armée française.
"Aujourd'hui, nous avons des manifestations prévues par les sociétés civiles pour exprimer leur mécontentement de la gouvernance sur la sécurité. Le gouvernement prend peur et a décidé de couper l'internet. C'est une atteinte aux libertés individuelles et publiques. ......" a déclaré Eddie Komboïgo, leader de l'opposition.
Si l’internet fixe n’est pas concerné, la connexion mobile est la véritable cible du gouvernement qui assure qu’il faut calmer le jeu sur les réseaux sociaux où les appels à manifester se multiplient.
Une manifestation pour le retour de la paix devant se dérouler samedi a d'ailleurs été interdite par le gouvernement.
Toutefois, internet n’est pas qu’un outil de ralliement et de mobilisation de la société civile, certains burkinabés regrettent cette suspension pour des questions professionnelles.
"A cause du coronavirus, je n'ai pas voyagé depuis deux ans, mais je commande toujours. Alors quand je suis ici, je dois communiquer pour faire charger et faire venir mon matériel, mais comment allez-vous faire ? ...." s'est confié Issouf Bancé, homme d'affaires.
" Nous sommes en difficulté, parce que nous communiquons avec l'Europe. Nous sommes des artistes et nous préparons des voyages, et donc le manque d'internet nous met vraiment en danger, parce que ce sont les plus pauvres qui souffrent le plus. Parce que le wifi fonctionne, mais nous n'avons pas de wifi, ...." a dit Yacouba Touré, sculpteur.
Au même moment, un convoi militaire de l’armée française qui se dirigeait vers une base dans le centre du Mali est toujours bloqué par des manifestants.
Cette coupure d’internet intervient donc en plein pendant les négociations pour tenter de débloquer le convoi.
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