Malawi
La plus haute juridiction du Malawi a déclaré mercredi la peine de mort "inconstitutionnelle" et a ordonné le réexamen de la sentence de tous les condamnés susceptibles d'être exécutés.
La peine capitale a longtemps été systématique au Malawi pour les prisonniers reconnus coupables de meurtre ou de trahison, et possible pour les viols. Les auteurs de vols avec violence, de cambriolages et d'effractions peuvent aussi être condamnés à mort ou à la prison à vie. Aucune exécution n'a toutefois eu lieu depuis que le premier président démocratiquement élu du pays, Bakili Muluzi, s'est opposé à ce châtiment lorsqu'il a pris ses fonctions en 1994.
Dans un arrêt rendu mercredi, les juges de la Cour suprême, saisis de l'appel d'un condamné pour meurtre, ont déclaré la peine de mort "inconstitutionnelle", abolissant de facto ce châtiment. "La peine de mort (...) est entachée de l'inconstitutionnalité discutée", indique le jugement. Selon Amnesty International, la dernière exécution d'une vingtaine de prisonniers au Malawi remonte à 1992.
Plus de 30 pays d'Afrique maintiennent encore la peine de mort dans leur législation, mais un peu moins de la moitié ont procédé à des exécutions ces dernières années.
01:14
France : Nicolas Sarkozy jugé en appel dans l'affaire du financement libyen
00:52
Burundi : l’ex-Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni en liberté provisoire
01:18
Crash d'Air Algérie en 2014 : le procès de Swiftair s'est ouvert à Paris
Aller à la video
Somalie : la nouvelle Constitution adoptée, les députés élus au suffrage universel
Aller à la video
Nigeria : l'ex-ministre de la Justice jugé pour fraude et financement du terrorisme
01:10
Tunisie : la justice rejette la suspension d'une usine accusée de pollution