Etats-Unis
Le président américain Donald Trump a mis en garde jeudi son homologue turc Recep Tayyip Erdogan contre toute “interférence étrangère” en Libye au moment où le Parlement turc a autorisé ce dernier à déployer l’armée dans ce pays en guerre.
“Les deux dirigeants ont évoqué des questions bilatérales et régionales. Le président Trump a souligné que l’interférence étrangère compliquait la situation en Libye”, a indiqué la Maison Blanche dans un bref compte-rendu de l’appel.
La Libye est devenue le théâtre d’une lutte d’influence entre deux camps : d’un côté, la Turquie et le Qatar, qui appuient le Gouvernement d’union nationale (GNA), et de l’autre l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte, qui soutiennent les forces de l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui s’efforce de prendre Tripoli.
Après le feu vert des députés turcs, il appartient à Recep Tayyip Erdogan de décider s’il envoie des troupes dans ce pays séparé de la Turquie par la Méditerranée, ou si le soutien militaire prendra une autre forme.
Washington a appelé en novembre le maréchal Khalifa Haftar à mettre fin à son offensive pour s’emparer de Tripoli, même si le président américain avait pu donner l’impression de le soutenir par le passé.
Les Etats-Unis accusent par ailleurs régulièrement la Russie de chercher à exploiter le conflit “malgré la volonté du peuple libyen”.
Même si Moscou dément, l‘émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, et le président Erdogan affirment que des mercenaires russes sont engagés aux côtés des forces du maréchal Haftar.
AFP
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