Zimbabwe
La police zimbabwéenne a interdit une marche de l’opposition prévue lundi à Bulawayo, au sud-ouest de Harare afin d‘éviter un « désordre public ». C’est la deuxième interdiction après celle de vendredi dernier.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti de l’opposition au Zimbabwe a appelé ses militants à descendre dans les rues de Bulawayo, afin de manifester contre le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa.
Mais en vain, puis que la marche a été interdite par la police qui entend éviter un « désordre public », selon l’expression de Paul Nyathi, porte-parole de la police zimbabwéenne.
C’est la deuxième marche interdite par la police en moins d’une semaine. Vendredi dernier à Harare, la capitale, la police anti-émeutes a dispersé à coup de gaz lacrymogène une marche interdite par la justice.
Le MDC toujours déterminé
Du côté du MDC, pas question de lâcher prise. Le leader du parti, Nelson Chamisa, a déclaré vendredi que sa formation continuerait à se mobiliser contre le gouvernement, mais de manière « pacifique ».
Une détermination presque à la mesure de la difficile situation économique du Zimbabwe. Pénuries de carburant et de pain, forte inflation (près de 175 %), rareté de devises (dollars), …. C’est un Zimbabwe, ancien grenier d’Afrique australe qui halète ces derniers temps. Ce, malgré les réformes économiques promises par Emmerson Mnangagwa après le départ de Robert Mugabe contraint à la démission par l’armée et son parti en novembre 2017.
Et très souvent, les manifestations contre ce statu quo sont violemment réprimées par Harare. En janvier par exemple, plus d’une dizaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches contre la hausse des prix du carburant.
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