Egypte
L’Egypte a accusé mercredi l’ONU de vouloir “politiser” la mort de Mohamed Morsi, en réaction à la demande par le bureau des droits de l’Homme des Nations unies d’une enquête “minutieuse et indépendante” sur le décès de l’ancien président islamiste lundi.
Dans un communiqué, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, a dénoncé “dans les termes les plus vifs” la demande onusienne après la mort en plein tribunal de l’ex-président, estimant qu’il s’agissait d’une “tentative délibérée pour politiser un cas de décès naturel”.
Hommage à l‘étranger. En Turquie, le gouvernement soutient les Frères musulmans et des milliers de personnes ont participé à Istanbul à une prière collective à la mémoire de Morsi.
La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan l’avait qualifié de “martyr”, l‘émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, exprimant lui “sa profonde tristesse” et l’Iran regrettant “une mort malheureuse”.
Issu de la confrérie des Frères musulmans, interdite en Egypte, Mohamed Morsi avait pourtant été le premier et seul président civil et démocratiquement élu dans ce pays, après le Printemps arabe de 2011 qui avait poussé au départ le président Hosni Moubarak.
Mais dans un pays où l’opposition a été sévèrement réprimée, peu de gens commentaient ouvertement le décès de l’ex-chef d’Etat.
L’enterrement s’est déroulé dans la nuit de mardi, dans le quartier cairote de Medinat Nasr (est) bouclé par des policiers.
AFP
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