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Afrique du Sud : vers un houleux débat sur le nouveau code minier

Afrique du Sud : vers un houleux débat sur le nouveau code minier

Afrique du Sud

Si la chambre minière sud-africaine exige la révision du nouveau code minier, Pretoria en revanche y tient, entre autres, pour « réparer les injustices » subies par les Noirs pendant l’apartheid.

La chambre des mines d’Afrique du Sud a déposé mercredi une requête exigeant la révision, voire le blocage du nouveau code minier, rapporte Reuters. C’est la mise à exécution de leur menace brandie en été dernier après l’entrée en vigueur du nouveau code minier.

Un texte qui a été promulgué à un moment où le secteur minier est visiblement dans le dur vu les coûts élevés de production (énergie, salaires et infrastructures) et la baisse des cours au niveau mondial, tout cela combiné aux remous sociaux provoqués par des mesures dont la suppression d’emplois.

Des raisons évoquées par la chambre des mines qui ne s’est pas empêchée de reprocher au gouvernement de ne l’avoir pas consultée avant d’initier un nouveau code.

Et pourtant, Pretoria entendait innover pour apporter des réparations significatives. Longtemps souhaité par l’ancien président Jacob Zuma pour « redresser l‘économie », un nouveau texte est en vigueur depuis l‘été dernier en Afrique du Sud.

Il faut 30% des actionnaires noirs dans une entreprise

Pour son successeur Ciryl Ramaphosa qui a accéléré la réforme, le nouveau texte devrait supprimer les injustices ou inégalités contenues dans l’ancien code hérité du régime d’apartheid.

Ce nouveau code stipule par exemple que 30 % des actionnaires devraient désormais être des Noirs contre 26 % dans l’ancien régime. Il est aussi établi que 8 % des actions doivent être détenues par les travailleurs et 1 % des profits devront être reversés à la communauté où se trouve la mine. Ce qui n‘était pas le cas.

La requête de la chambre des mines, pourrait donc laisser libre court à un véritable bras de fer aux conséquences non seulement économiques, mais aussi politiques. Surtout, que la Nation arc-en-ciel a rendez-vous avec les urnes en mai prochain pour élire un nouveau président.

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