Zimbabwe
Les élections du 30 juillet au Zimbabwe se joueront aussi sur le terrain économique. Économistes et hommes d’affaires rêvent d’une nouvelle période de stabilité et de développement pour le pays.
L‘éviction manu militari des fermiers blancs au début des années 2000 par Robert Mugabe a détruit le grenier à blé de l’Afrique australe, ruiné la confiance des investisseurs étrangers et entrainé des sanctions de l’Occident.
Sifelani Jabangwe est l’une des victimes de la crise économique sous le règne de l’ancien président. Ce patron a dû réduire les effectifs de son entreprise de fabrication de bâches et gants en plastique et recentré son activité sur les produits d’exportation.
“En tant que pays, nous avons perdu trop de temps avec la politique, il est maintenant temps de développer le pays, ce pays a beaucoup de ressources naturelles et humaines, beaucoup de travail a été fait pour former le peuple zimbabwéen,” explique le directeur général de James North.
72,5% des Zimbabwéens vivent à ce jour sous le seuil de pauvreté. Pendant sa campagne électorale, le président sortant Emmerson Mnangagwa a promis de faire entrer le Zimbabwe dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires.
“Nous voulons un bon état d’esprit en termes de leadership économique, de gestion économique, ce sont deux choses différentes, nous avons besoin d’un leadership visionnaire, créatif et compétent pour nous sortir de cette situation,” souhaite Dr Shingi Munyeza, homme d’affaires et économiste.
La jeunesse zimbabwéenne longtemps désillusionnée par des décennies de promesses politiques non-tenues, place beaucoup d’espoir en cette première élection de l‘ère post-Mugabe.
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