Ethiopie
Les accusations entre Éthiopie et Érythrée reprennent de plus belle. Ce vendredi, les forces armées éthiopiennes ont annoncé ce vendredi l’arrestation de 98 rebelles “parrainés par l‘Érythrée” sur les deux derniers mois.
L’annonce faite à la télévision Fana Broadcasting Corporate indique que les personnes arrêtées essayaient de s’infiltrer en Éthiopie après avoir reçu une formation pour exécuter une mission sur ordre des organisations “terroristes” en retrait en Érythrée, à savoir le Front de libération Oromo et le Ginbot 7.
Quinze des personnes arrêtées dans la région de Tigré auraient notamment tenté de mener des attaques contre des institutions de la République lorsqu’elles ont été interceptées avec l’appui des riverains, ajoute la déclaration.
Depuis quelques mois, les tensions entre les voisins éthiopiens et érythréens se sont accentuées. L‘Éthiopie accuse son ancienne colonie de supporter les rebelles qui sabotent les travaux du Grand barrage de la Renaissance en construction dans l‘État régional de Benishangul-Gumuz sur le Nil bleu.
L‘Érythrée est également tenue en partie responsable des manifestations antigouvernementales qui ont secoué l‘Éthiopie courant 2016, pour son soutien supposé aux manifestants.
Les deux pays ont bien du mal à accorder leurs violons depuis que l‘Érythrée a obtenu son indépendance de l‘Éthiopie en 1993. Des disputes sur le tracé de leurs frontières continuent d’alimenter les tensions malgré la violente guerre qui a eu lieu entre 1998 et 2000 et qui a fait un peu plus de 70 000 morts.
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