Ethiopie
Les autorités éthiopiennes veulent faire d’une pierre deux coups. Débarrasser le centre-ville d’Addis-Abeba de ses taudis, mais aussi trouver un logement aux trois millions d’habitants de la capitale. Cette habitante de Kasanches, le principal taudis au coeur de la ville sait qu’elle vit ses dernières heures ici.
“Ils sont venus de nombreuses fois pour nous forcer à partir, raconte Getnesh Amare. Ça ne me plaît pas mais je vais être obligée de déménager.”
Le nouveau quartier d’affaires est censé accueillir la classe moyenne montante, mais aussi être la vitrine de la capitale éthiopienne qui accueille aussi l’essentiel des institutions africaines.
“L’idée principale de notre plan de développement de la ville, c’est de créer un endroit vivable pour tous les habitants d’Addis, explique Hergot Alemu, le directeur de l’Agence du renouveau urbain et du développement des terres. Nous devons créer plus de routes et plus d’espaces verts. En tant que ville qui représente l’Union Africaine, notre ambition est de créer une ville moderne.”
Construire 700 000 logements en cinq ans, c’est l’objectif du gouvernement éthiopien. Pour l’instant cependant, le prix des logements reste élevé. Il est demandé aux futurs propriétaires un minimum d’apport évalué à 10 % du prix total de l’appartement. Une somme comprise entre 5 000 et 25 000 dollars bien au-delà du salaire minimum en Éthiopie qui se situe à 34 dollars par mois.
Aller à la video
Soudan-Éthiopie : accusations mutuelles et rappel d'ambassadeur
Aller à la video
Le Soudan accuse l’Éthiopie d’attaques de drones visant Khartoum
02:30
Djibouti : l’enfer de la "route de l’Est", la traversée la plus meurtrière au monde
Aller à la video
USA : 9 migrants de 4 pays africains expulsés vers le Cameroun
11:20
Les dirigeants africains prônent une croissance plus intelligente [Business Africa]
01:19
Le Sommet des entrepreneurs Chine-Afrique appelle à approfondir la coopération