Libye
Des libyens sont descendus mercredi dans la rue, à Tripoli et d’autres villes du pays comme Misrata, à 200 kilomètres de la capitale, pour protester contre la présence militaire dans le pays.
Ces manifestations sont intervenues après la confirmation mercredi par Paris, de la mort de trois de ses membres du département des renseignements dans un accident d’hélicoptère à Benghazi.
Une présence clandestine, qualifiée de ‘‘violation’‘ territoriale par le gouvernement libyen d’union nationale. Estimant en effet que rien ne “justifie une intervention” étrangère sans qu’il en soit informé.
Des manifestants qui ont battu le pavé, ont notamment brûlé le drapeau français en guise de protestation contre une présence qualifiée d’agression.
“Nous sommes ici pour condamner l’agression par des traîtres français sur notre sol, qui tentent de garder Benghazi de manière secrete et de défendre le criminel de guerre, le général Khalifa Haftar.”, a déclaré Sami Mostafa al-Saadi, président des Aînés et Notables au Centre de Conseil de Tripoli.
Haftar est le chef proclamé de l’Armée nationale libyenne qui combat les groupes islamistes Benghazi. Un des membres de ses forces spéciales a reconnu que les trois français tués dans l’accident de leur appareil étaient des ‘‘conseillers’‘.
Pour des libyens, le général Haftar, opposé au gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale, est soutenu par la France contre une protection de leurs intérêts en Libye.
La France reconnaissait que ses appareils militaires survolaient la Libye pour collecter du renseignement concernant les positions du groupe Etat islamique. Mais n’avait jamais confirmé une présence au sol de ses militaires.
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