Kenya
C’est officiel ! Barclays a confirmé lundi dans un communiqué son retrait du marché africain comme il a été annoncé précédemment dans Financial Afrik. La banque britannique poursuit son “recentrage” en mettant un terme à une présence de plus de cent ans sur le continent.
Une décision “difficile à prendre” selon Jes Staley, arrivé à la tête du groupe il y a deux mois. Le retrait de la banque britannique du marché africain après celui des marchés asiatique et américain. Un retrait justifié par les pertes enregistrées en 2015 : 394 millions de livres, soit 500 millions d’euros en raison d’un énorme mouvement de provisions.
Le groupe britannique entend vendre une partie de ses actions dans Barclays Africa, pour se concentrer uniquement sur ses deux plus gros marchés : la Grande-Bretagne et les États-Unis. La banque va donc céder une partie de ses titres et ne conservera plus, d’ici à “deux ou trois ans”, qu’une participation minoritaire. La filiale sud-africaine ne sera alors plus consolidée dans ses comptes.
La banque est présente dans 12 pays africains, pour la plupart d’anciennes colonies britanniques comme le Kenya, la Tanzanie et surtout l’Afrique du Sud. Ses activités sont dédiées à 12 millions de clients pour plus de 40.000 employés. Elles sont consolidées dans une filiale cotée en bourse, à Johannesburg.
Sa décision de se retirer du marché africain n’“impactera pas sur les emplois, encore moins sur sa production”, à ajouté Jes Staley.
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