Brésil
Fernanda da Silva, une jeune femme brésilienne a accouché d’un enfant à huit mois. Malheureusement cet enfant est né avec la microcéphalie.
Isabelle est née avec une malformation de la tête due au virus zika. Cette maladie transmise par le moustique Aedes aegypti atteint généralement le foetus. Au brésil, plus de 4000 femmes sont touchées par le virus Zika. Pour ces mères, c’est un souci permanent qui s’est installé dans leur quotidien depuis l’apparition de cette épidémie en avril 2015. “J’ai remarqué que mon enfant était différent de mes premiers. A deux mois, ils répondaient à ma voix et me souriaient” affirme une mère.
Les médecins de l’hôpital universitaire d’Oswaldo Cruz ont relevé de nombreux cas de microcéphalie lorsque plusieurs nouveau-nés avec une tête anormalement petite venaient au monde. Une situation étrange pour le docteur Angela Rochace : “J’ai été médécin des maladies infectieuses durant 43 ans, mais je n’ai jamais rien vu de tel”.
Pour l’heure, aucun vaccin n’existe contre ce virus. Le gouvernement brésilien a décidé d’allouer des moyens financiers pour la recherche d’un vaccin afin de stopper l‘épidémie. Mais les expérimentations pourraient prendre entre trois et cinq ans avant que le vaccin ne soit disponible.
Apparu sur les côtes brésiliennes en Avril 2015, le virus Zika a été détecté dans 14 des 27 Etats du pays et les zones les plus touchées restent celles du nord. Le moustique responsable de cette épidémie peut également transmettre la dengue et la maladie tropicale du Chikungunya
Le Brésil n’est pas le seul pays touché. Au total douze pays sont la cible du virus Zika. Le virus a été découvert la première fois en Afrique dans la forêt de l’Ouganda en 1947.
02:30
Nigeria : l’inquiétude monte face à la hausse des cas de noma
01:44
RDC : à Beni, les mototaxistes sensibilisés à la lutte contre Ebola
01:55
Épidémies : réunis au Togo, les biologistes africains sonnent l’alarme
01:57
Ebola en RDC : les appels à la coordination entre les communautés se multiplient
02:43
Au Sénégal, le pari tant espéré d'un traitement local contre la drépanocytose
02:03
Après 58 jours d'absence, l'inquiétude grandit autour de Paul Biya