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Syrie : rentrée des classes sur fond d'insécurité et de précarité

Un élève montre du doigt le tableau blanc pendant un cours dans une salle de classe de l'école primaire de Maar Shmarin, en Syrie, le 19 octobre 2025.   -  
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Syrie

En Syrie, les élèves reprennent le chemin de l'école à l'occasion de la nouvelle année scolaire. Une rentrée des classes entre précarité et appréhensions en matière de sécurité.

Tasnim, huit ans, parcourt chaque jour plusieurs kilomètres à pied pour rentrer chez elle après l’école, se frayant un chemin au milieu des ruines provoquées par la guerre. Sa famille est revenue en Syrie il y a deux ans, faute d'alternative.

''Quand nous sommes revenus à Damas, je me suis inscrite dans une école ici. Comme les écoles près de chez nous sont toutes détruites et hors service, j’ai dû aller dans une école éloignée. C’est difficile de faire l’aller-retour tous les jours. J’aimerais que les écoles du quartier n’aient pas été endommagées.'', raconte la jeune fille.

La maison familiale porte aussi les stigmates de la crise : murs abîmés et portes cassées. C'est ici que le père de Tasnim travaille comme cordonnier, avec l’aide de sa fille.

''Quand je rentre de l’école, j’aide mon père dans son travail, et parfois je l’accompagne pour livrer ses commandes à son employeur. Ensuite, je rentre pour étudier pendant la journée, car la batterie est à plat la nuit et il n’y a pas de lumière. Après cela, je vais me coucher.'', explique Tasnim.

Insécurité, absence d'électricité et autres : c’est dans des conditions difficiles que les familles tentent d'élever leurs enfants dans cette région de la Syrie.

''Les services ici sont paralysés, d’autant plus qu’il n’y a pas de réseau électrique. Nous avons besoin d’énergie solaire, mais la plupart des gens n’en ont pas les moyens. Il y a également beaucoup de risques, car la région est déserte et abandonnée, et lorsque nos enfants vont à l’école, nous craignons qu’ils ne soient enlevés. Vivre dans un tel endroit exige une grande prudence.'', affirme Mahmoud Rushdi, le père de Tasnim.

Plus de 7 000 écoles en Syrie ont été endommagées ou détruites par des années de conflit, privant ainsi des milliers d’enfants d’éducation. Les efforts déployés par la Syrie pour ramener ses enfants dans les salles de classe restent l’un des plus grands défis du pays.