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Climat : un rapport alerte sur les effets du super El Niño sur la mortalité

Un pompier lutte contre un incendie de forêt à San Martín de Valdeiglesias, à l'ouest de Madrid, en Espagne, le 26 juillet 2026.   -  
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AP Photo

El Niño

Jusqu'à 451 000 décès supplémentaires liés à la chaleur entre juin et fin février pourraient être attribués à El Niño, par rapport au nombre de décès liés à la chaleur attendus lors d’une année normale. C'est ce que révèle le rapport de Climate Impact Lab de l’université de Chicago, aux États-Unis publié mercredi.

Le document met en avant, la chaleur record qu'engendre le puissant El Niño de cette année associée à de graves sécheresses, des feux de forêt et une diminution des ressources en eau.

''El Niño n'a rien de nouveau. C’est un phénomène naturel, un phénomène climatique qui peut, vous savez, faire temporairement grimper les températures mondiales. Mais le « super El Niño » que nous connaissons actuellement se produit dans un contexte où la planète se réchauffe déjà en raison, du changement climatique d’origine humaine. Et cette combinaison peut, exposer des millions de personnes à une chaleur dangereuse'', affirme Abhiyant Tiwari, expert en chaleur, NRDC Inde.

Les prévisions de décès portent sur l’ensemble de la période El Niño, de juin 2026 à fin février 2027.

Les chercheurs à l’origine de ce rapport ont constaté que la région du Sahel en Afrique devrait être la plus durement touchée, avec environ 66 800 décès supplémentaires causés par la chaleur induite par El Niño.

El Niño est un phénomène climatique naturel, mais l’épisode exceptionnellement intense de cette année survient sur une planète déjà réchauffée par le changement climatique d’origine humaine, ce qui accroît les risques liés aux vagues de chaleur extrêmes.

Le Climate Impact Lab a indiqué que les températures terrestres mondiales pendant cet épisode El Niño pourraient être supérieures d’environ 1,2 °C (2,1 °F), entraînant 44 % de journées de chaleur extrême en plus par rapport à une année typique.