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Volleyball féminin : les égyptiennes remportent le championnat d'Afrique 2026

Les égyptiennes après leur sacre au championnat d'Afrique de volleyball féminin 2026   -  
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Cleared

Egypte

Le volleyball féminin africain élargit son terrain de jeu. Plus de pays participent aux compétitions, de nouvelles sélections progressent et la hiérarchie devient moins prévisible. Le Championnat d’Afrique féminin 2026, disputé à Nairobi, en a donné une nouvelle illustration.

L’Égypte a remporté le titre en dominant le Kenya 3 sets à 0 (25-22, 25-15, 25-15) en finale. Une victoire nette face au pays hôte, tenant du titre et dix fois champion d’Afrique.

Les Égyptiennes ont surtout terminé la compétition sans perdre le moindre set. Sept matches, sept victoires et 21 manches remportées. Ce quatrième titre continental, après ceux de 1976, 1989 et 2003, leur ouvre aussi la route des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Elles ont également obtenu leur qualification pour la Coupe du monde féminine FIVB 2027.

Pour Mariam Metwally, élue MVP de la compétition, le titre récompense aussi une ambition qui dépasse le continent.

''Mon seul rêve : atteindre les Jeux olympiques. Je suis très heureuse d’avoir été élue MVP et, pour la première fois de ma carrière, meilleure réceptionneuse-attaquante. Et surtout, oui, nous sommes championnes d’Afrique !'', a dit Mariam Metwally

Quinze équipes à Nairobi

Le succès égyptien raconte aussi une autre histoire : celle d’un volleyball féminin africain où la concurrence s’élargit.

Quinze sélections étaient présentes à Nairobi. C’est l’un des signes les plus visibles de cette évolution. Certaines éditions précédentes réunissaient beaucoup moins de nations. Aujourd’hui, davantage de fédérations construisent des équipes féminines capables de participer aux compétitions continentales.

Et la hiérarchie commence à bouger

Le Kenya et le Cameroun restent des références. Les Kényanes comptent dix titres africains. Le Cameroun a remporté trois éditions consécutives, en 2017, 2019 et 2021. Mais derrière ces deux nations, d’autres équipes avancent.

L’Égypte vient de reprendre le titre. Le Rwanda a atteint les demi-finales. L’Algérie, la Tunisie, le Ghana ou encore l’Ouganda ont également montré qu’il fallait désormais compter avec davantage de sélections.

Pour Yende Tiadjoué Lavoisier, entraîneur de l’équipe féminine du Cameroun, cette évolution devrait se poursuivre.

Selon lui, « le volleyball féminin est réellement en train de bouger. »

« Je crois que ça peut encore aller plus loin. Il faut remercier le travail de la Confédération, avec l’appui de la Fédération Internationale, mais aussi les hommes de médias qui rendent compte de ce qui se fait. Je crois que lors de la prochaine édition, nous allons encore découvrir beaucoup d’autres surprises », a-t-il ajouté.

Des joueuses mieux préparées

La progression ne se mesure pas seulement au nombre d’équipes.

Le profil des joueuses évolue aussi. Les meilleures sélections disposent de plus en plus d’athlètes habituées à des exigences élevées. Certaines poursuivent leur carrière dans des clubs professionnels hors du continent. Elles y trouvent des championnats plus réguliers, des structures professionnelles et davantage de confrontations de haut niveau.

À leur retour en sélection, cette expérience profite aux équipes nationales.

Les matches deviennent plus disputés. Les staffs doivent mieux préparer leurs équipes. Et les grandes nations ne peuvent plus considérer leur place comme acquise.

Cette évolution ne repose pas uniquement sur les joueuses.

La formation des entraîneurs, le développement des championnats nationaux, le travail dans les différentes zones de la CAVB et la structuration des fédérations jouent aussi leur rôle.

L’encadrement technique évolue. Les compétitions sont mieux organisées et la technologie prend davantage de place. À Nairobi, le challenge vidéo, les statistiques en direct et l’e-score sheet ont notamment accompagné la compétition.

Pour la présidente de la Confédération Africaine de Volleyball, Bouchra Hajij, cette évolution est le résultat d’un travail collectif.

« Je suis vraiment fière du travail accompli. Aujourd’hui, j’ai une grande famille qui est unie, solidaire et qui converge vers les mêmes objectifs : rehausser le niveau du volleyball », a reconnu Bouchra Hajij

Le prochain test sera mondial

Nairobi 2026 a donc livré plusieurs signaux : plus de pays, une concurrence plus large, des joueuses plus expérimentées et des sélections qui se structurent.

Mais le véritable indicateur du chemin parcouru sera la confrontation avec les meilleures équipes des autres continents.

L’Égypte, le Kenya et le Cameroun auront cette occasion lors de la Coupe du monde féminine FIVB 2027. L’Égypte ira encore plus loin avec les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Car la progression du volleyball féminin africain ne se mesurera pas seulement à sa capacité à rendre le Championnat d’Afrique plus compétitif. Elle se mesurera aussi à sa capacité à réduire l’écart avec le reste du monde.