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La flambée de l’or redistribue les cartes en Afrique de l’Ouest. Au premier trimestre 2026, la demande mondiale a atteint 1 231 tonnes, représentant un marché record de 193 milliards de dollars, en hausse de 74 % sur un an.
Dans ce contexte, les compagnies minières privilégient non seulement le potentiel des gisements, mais aussi la stabilité réglementaire, la fiscalité et les infrastructures.
La Côte d’Ivoire profite de cette dynamique. Le projet aurifère de Koné prévoit une production de plus de 300 000 onces par an et quelque 3 000 emplois. La Mauritanie et la Guinée cherchent également à attirer de nouveaux investissements.
À l’inverse, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana renforcent le contrôle de l’État sur leur secteur aurifère afin de capter une plus grande part des revenus.
Entre attractivité et souveraineté, l’enjeu pour les États reste de transformer cette richesse minière en emplois, infrastructures et développement économique durable.
Côte d’Ivoire : la hausse du carburant pèse sur les ménages et les entreprises
Depuis le 1er août 2026, les prix des carburants ont augmenté en Côte d’Ivoire. Le litre de super est passé de 875 à 905 francs CFA, tandis que le gasoil est passé de 700 à 725 francs CFA.
À Abidjan, les effets se font déjà sentir chez les professionnels dépendants du transport. Chauffeurs de VTC, livreurs et restaurateurs doivent composer avec des coûts supplémentaires, parfois difficiles à répercuter sur leurs clients.
Pour certains restaurateurs, l’augmentation des frais de livraison entraîne déjà une baisse des commandes.
Selon l’économiste Désiré Kouamé, l’État avait jusqu’ici absorbé une partie de la hausse des cours internationaux du pétrole afin de maintenir les prix à la pompe. Mais la progression des prix mondiaux aurait rendu ce mécanisme de plus en plus coûteux pour les finances publiques.
Au-delà des transports, cette hausse pourrait se répercuter sur la logistique, l’agro-industrie et l’énergie, avec à terme un impact sur les prix payés par les consommateurs.
Kenya : les PME face au défi du financement
Au Kenya, environ sept petites et moyennes entreprises sur dix rencontrent des difficultés pour financer leurs activités. Un obstacle majeur alors que les PME jouent un rôle essentiel dans l’économie et la création d’emplois.
L’entreprise SevenTwenty Holdings, spécialisée dans la fabrication d’accessoires métalliques, illustre les possibilités offertes par un meilleur accès au capital. Lancée avec environ 30 000 shillings, complétés par des prêts de proches puis une subvention de la Fondation Tony Elumelu, elle est passée d’un seul produit à plus de 40, et de deux salariés à plus de 60 employés.
Mais les banques considèrent encore souvent les PME comme des emprunteurs à risque. Des mécanismes de garantie cherchent à réduire cet obstacle et à faciliter l'octroi de crédits.
L’Association des industriels du Kenya plaide également pour des conditions de financement plus favorables et des taux d’intérêt inférieurs à 10 %.
Faciliter l’accès au crédit pourrait permettre à davantage de PME de se développer, d’investir et de créer des emplois.
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