Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Guinée : un colonel acquitté dans le procès du massacre du 28 septembre 2009

Le colonel Mamady Doumbouya, président de la junte guinéenne, quitte une réunion avec une délégation de la CEDEAO à Conakry, en Guinée, le 10 septembre 2021.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Guinée

Un tribunal guinéen a acquitté, lundi, un colonel de police poursuivi pour son implication présumé dans une répression brutale menée lors d'un rassemblement politique en 2009, au cours duquel des centaines de personnes ont été tuées, torturées ou violées.

Le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes ont été tuées par des tirs, des coups de couteau, de machette et de baïonnette lors d'un rassemblement de l'opposition dans un stade de la banlieue de la capitale, Conakry, selon une commission d'enquête internationale mandatée par les Nations unies.

Des centaines d’autres ont été blessées, des détenus ont été torturés, au moins 109 femmes ont été violées et les exactions se sont poursuivies pendant plusieurs jours à l’encontre des femmes retenues captives.

Les ONG estiment que le nombre réel de victimes est plus élevé.

Lundi, un tribunal de Conakry a ordonné la libération immédiate du colonel Bienvenu Lamah, un officier de la police militaire qui était en détention dans ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis novembre 2022.

Il l’a acquitté des chefs d’accusation qui pesaient contre lui, notamment complicité d’abus d’autorité, de meurtre, d’enlèvement et de détention illégale.

Le parquet avait requis une peine de dix ans de prison, dont cinq sans possibilité de libération conditionnelle.

Les avocats des plaignantes, pour qui ce procès constituait une étape cruciale dans une lutte pour la justice qui dure depuis plus de 15 ans, ont déclaré qu’ils feraient appel.

En 2024, à l’issue d’un procès historique consacré à ce massacre, l’ancien dictateur guinéen Moussa Dadis Camara avait été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à 20 ans de prison, avant d’être gracié en mars 2025 par l’actuel chef de la junte, Mamady Doumbouya.

Sept autres personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans ces faits.

Lamah a été jugé en décembre aux côtés de six autres personnes accusées de complicité dans ces meurtres. Trois d’entre elles, toutes des militaires, sont toujours en fuite.

Voir plus