Burkina Faso
Au Burkina Faso, le string art (ou art filaire) connaît un essor créatif depuis quelques années. De jeunes créateurs, à l'image de la Burkinabè Samira Simporé, autodidacte de l'art de l'illusion par les fils tendus, valorisent la culture locale, les symboles traditionnels et la faune, tout en créant des portraits.
L’art du fil et des clous, la burkinabè Samira Simporé, ingénieure en BTP, l’a découvert sur les réseaux sociaux. En moins de deux ans, elle a fait de cet art sa passion. Cette dernière lui génère quelques revenus.
Aujourd’hui, Samira travaille sur le logo d’une entreprise de la place. Avec une dizaine d’œuvres à son actif, elle trouve une thérapie dans le string art, au-delà de la créativité manuelle qu’il offre.
''L’art filaire en tant que tel, demande la patience et une concentration et ça réduit beaucoup le stress. Pour moi la file c’est une auto thérapie pour moi'', explique l'artiste.
Samira est l’une des pionnières de cet art au Burkina Faso. Le manque de visibilité est sa plus grande difficulté d’autant plus que le string art est encore nouveau pour les burkinabè.
''Le public est habitué à de l’art plastique, donc ma plus grande difficulté actuellement, c’est la promotion, justement, la visibilité de ces produits-là. J’ai participé à une exposition où la plupart des exposants étaient des artistes plasticiens et j’étais pratiquement la seule à présenter ce style d’art-là.'', raconte-t-elle.
Selon Aboubacar Sanga, promoteur d’art, le string art tire son origine du tricotage des femmes africaines. Cette pratique, modernisée de nos jours avec des clous et des fils, apporte une plus-value économique et artistique.
''C’est aussi un plus pour l’économie, parce que ce sont des matériaux à acheter, et je pense aussi que ça donne la possibilité au public de découvrir l’art autrement, parce que, quelque part, là où peut-être la peinture ne va pas faire effet, peut-être que le string art peut faire effet à travers la démarche, à travers la pose, à travers le style'', affirme Aboubacar Sanga, artiste plasticiens, promoteur d’art.
Samira Simporé en collaboration avec d’autres artistes entendent initiés les jours à venir des actions de promotion du string art à travers des foire d’expositions, et des formations afin de mieux faire connaitre cet art au Burkina Faso
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