Sénégal
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté lundi un projet de loi révisant l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le parlement, ce qui a conduit le président à annoncer un référendum national sur la question.
« Dans une lettre datée du 12 juin, le président de l’Assemblée nationale a transmis cette proposition au président de la République pour avis. À son tour, dans une lettre datée du 19 juin, ce dernier a transmis ses observations au président de l’Assemblée nationale, en lui indiquant ses quatre amendements. Mais avant cela, il a tenu à informer le président de l’Assemblée nationale qu’il avait décidé, en vertu de l’article 103 de la Constitution, de soumettre le texte adopté à un référendum. », a déclaré Moussa Sarr, ministre de la Justice.
Le projet de loi a été adopté à une écrasante majorité dans une atmosphère tendue, marquée par des échanges houleux, un boycott de l’opposition et des échauffourées à l’extérieur du bâtiment, au cours desquelles la police a utilisé des gaz lacrymogènes, comme l’ont constaté des journalistes de l’AFP.
C’est le parti Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, rival du président Bassirou Diomaye Faye et ancien Premier ministre, qui a proposé cette mesure.
Faye avait limogé Sonko de son poste de Premier ministre en mai, et ce dernier avait rapidement été nommé président de l’Assemblée nationale, contrôlée par le Pastef.
Cet amendement constitutionnel fait l’objet de critiques de la part de l’opposition et de diverses organisations de la société civile.
01:00
Albanie: en pleine séance, l'opposition perturbe le Parlement avec des fumigènes
01:49
Sénégal : le projet de loi de finances rectificative renvoyé en commission
01:00
Albanie : la colère des étudiants gagne les bancs du Parlement
02:39
Sénégal : quel avenir politique envisage réellement Macky Sall ?
01:41
Sénégal : Sonko critique le recours au mécanisme du G20 sur la dette
01:47
Ceuta : Mohammed VI veut redéfinir le partenariat du Maroc avec l'Espagne