Nigéria
Dans le sud du Nigeria, l'inquiétude monte autour de la sécurité des enfants dans les établissements scolaires.
En raison, des enlèvements de masse survenus le 15 mai dernier dans les écoles de Yawota et Ahoro-Esinele, deux localités voisines situées en bordure du parc national d'Old Oyo.
Ces kidnappings ont profondément choqué l'opinion publique nigériane et pour cause : les enlèvements contre rançon, perpétrés par des jihadistes ou d'autres groupes criminels, se concentraient jusqu'ici dans le nord du pays. Cette fois, c'est le sud qui est touché.
Le syndicat national des enseignants a réagi en demandant, début du mois, le retrait des professeurs des écoles de l'État d'Oyo, jusqu'à nouvel ordre. Une attaque inédite dans cette région, qui fait craindre une expansion de la menace jihadiste vers des zones jusque-là considérées comme sûres.
Sur place, les villages de Yawota et Ahoro-Esinele ne disposaient d'aucun dispositif de sécurité avant les attaques. Une unité militaire a depuis été déployée dans l'une des écoles visées. Mais le mal est fait : les habitants ont déserté les lieux, maisons et commerces restent porte close.
Un phénomène qui n'est pas nouveau pour le Nigeria. Depuis le début de l'insurrection de Boko Haram en 2009, dans le nord-est du pays, des groupes jihadistes se sont implantés dans les zones forestières et les parcs nationaux, profitant d'une présence limitée de l'État. Année après année, ils ont peu à peu gagné du terrain dans la moitié nord du pays. Aujourd'hui, c'est tout le pays qui semble concerné.
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