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Kenya : mobilisation contre les féminicides et les violences faites aux femmes

Des manifestants portent un cercueil lors d'une marche contre la hausse des cas de féminicides, Nairobi, Kenya, 1er juin 2026   -  
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Kenya

Des centaines de personnes ont manifesté lundi dans les rues de Nairobi, capitale de Kenya, pour dénoncer la hausse des féminicides et des violences faites aux femmes, ainsi que la multiplication récente de disparitions et de meurtres d’enfants.

Cette mobilisation intervient dans un climat de forte émotion après l’assassinat particulièrement violent d’une chanteuse locale, brûlée vive après avoir été aspergée d’essence.

Les manifestants, brandissant des pancartes appelant à « arrêter de tuer les femmes », dénoncent l’inaction des autorités et l’insuffisance des politiques publiques face à une violence jugée systémique. Plusieurs voix se sont élevées pour exiger que le féminicide et les violences intrafamiliales soient déclarés crise nationale, afin de mobiliser des moyens publics exceptionnels.

Selon les autorités kényanes, la majorité des cas recensés s’inscrivent dans des contextes de violences domestiques, de conflits conjugaux ou d’agressions sexuelles. Le 23 mai, la police a annoncé la création d’une unité d’enquête spécialisée associant analystes du renseignement criminel, médecins légistes et enquêteurs de la brigade criminelle.

Les organisations de défense des droits des femmes alertent toutefois sur l’ampleur du phénomène. La Federation of Women Lawyers in Kenya affirme traiter environ 70 cas de violences basées sur le genre chaque semaine dans ses bureaux de Nairobi, Mombasa et Kisumu.

Le 21 mai, plusieurs groupes de pression avaient déjà lancé un ultimatum de 40 jours au gouvernement pour agir, sous peine d’une extension des mobilisations à l’échelle nationale. Dans les cortèges, des militants comme Boniface Mwangi ou Mwende Mutinda ont appelé à une réponse politique ferme, certains allant jusqu’à réclamer la démission des autorités en cas d’échec à protéger les femmes et les enfants.

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