Ethiopie
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a fermement défendu la tenue des élections générales, rejetant les critiques visant la crédibilité du scrutin.
S’exprimant après avoir voté, il a dénoncé des « ennemis historiques » accusés de mener une campagne de désinformation et de chercher à déstabiliser le processus électoral.
Selon lui, la tenue du vote, malgré les difficultés sécuritaires et politiques, témoigne de la capacité de l’Éthiopie à organiser souverainement ses élections et à poursuivre la construction de son système démocratique. Il a insisté sur la résilience du peuple éthiopien face aux obstacles.
Ce scrutin vise le renouvellement de la Chambre des représentants, avec plus de 500 sièges à pourvoir. Environ 50 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans un pays qui compte près de 130 millions d’habitants. Le parti au pouvoir apparaît largement favori dans ce contexte.
Sur le terrain, le vote s'est déroulé sous forte surveillance sécuritaire, notamment dans la capitale Addis-Abeba. Plusieurs régions restent néanmoins fragilisées par des violences persistantes, en particulier le Tigré, l’Amhara et l’Oromia, qui continuent de peser sur la stabilité du pays.
L’opposition dénonce pour sa part un rétrécissement de l’espace politique et des entraves à la campagne électorale. Plusieurs organisations et observateurs ont également exprimé des préoccupations concernant les droits humains et les conditions de déroulement du scrutin.
Dans ce contexte tendu, ce scrutin revêt également une dimension régionale importante, l’Éthiopie demeurant un acteur clé de la Corne de l’Afrique et accueillant le siège de l’Union africaine.
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