Energie
La guerre en Iran et les tensions sur les marchés pétroliers relancent l’intérêt pour l’énergie nucléaire dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique et en Asie. Face à la hausse des prix du pétrole et aux perturbations des routes d’approvisionnement, de nombreux pays cherchent à sécuriser leur accès à l’énergie.
Une « renaissance nucléaire »
Pour certains analystes, la situation actuelle marque un retour en force du nucléaire dans les stratégies énergétiques. Rachel Bronson souligne que plusieurs facteurs expliquent cette dynamique : la volonté de réduire la dépendance énergétique, les besoins croissants liés au développement industriel et l’explosion de la demande en électricité, notamment avec l’essor des centres de données.
Dans ce contexte, des pays déjà équipés de centrales nucléaires augmentent leur production, tandis que d’autres accélèrent leurs projets. En Asie, la Corée du Sud renforce ses capacités, et des débats sont en cours à Taïwan et au Japon sur la relance de réacteurs. En Afrique, des pays comme le Kenya, le Rwanda ou encore l’Afrique du Sud affichent leurs ambitions dans ce domaine.
Malgré cet engouement, le nucléaire ne constitue pas une solution immédiate à la crise énergétique. La construction de nouvelles centrales nécessite souvent plusieurs années, voire des décennies, ce qui limite son impact à court terme.
De plus, les investissements requis sont importants, et les enjeux liés à la gestion des déchets radioactifs restent une source de préoccupation pour de nombreux États.
Des alternatives en débat
Certains experts mettent en avant les limites du nucléaire face aux besoins actuels. Rex Amancio estime que cette énergie ne répond pas aux exigences de rapidité et de rentabilité imposées par la crise.
Dans ce contexte, les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, apparaissent pour beaucoup comme des solutions plus accessibles et plus rapides à déployer.
Au total, une trentaine de pays disposent aujourd’hui de centrales nucléaires, représentant environ 10 % de la production mondiale d’électricité. Mais une quarantaine d’autres envisagent de se lancer dans cette technologie.
Si la crise actuelle ne sera pas résolue par le nucléaire, elle pourrait néanmoins accélérer les investissements dans ce secteur et redéfinir les stratégies énergétiques à long terme.
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