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Nigéria : au moins 2 morts à Jos sur fond de tension communautaire

Des personnes se rassemblent sur les lieux de l'attaque armée perpétrée dimanche soir dans le quartier de Gari Ya Waye, à Jos Nord, au Nigeria, ce lundi 30 mars 2026.   -  
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Nigéria

Des émeutes ont éclaté mercredi dans la ville nigériane de Jos, comme l'a constaté un journaliste de l'AFP, et auraient causé la mort de deux personnes.

Ce chaos fait suite à l'attaque d'hommes armés non identifiés qui ont tué une trentaine de personnes dans un bar ce week-end, ce qui a donné lieu à des accusations sur les réseaux sociaux – sans preuve à l'appui – selon lesquelles des chrétiens auraient été pris pour cible le dimanche des Rameaux, qui marque le début de la période précédant Pâques.

Jos, capitale de l'État du Plateau dans le centre-nord du Nigeria, abrite une population mixte de chrétiens et de musulmans, dont beaucoup cohabitent pacifiquement.

Mais la ville est également en proie à des tensions ethniques et religieuses qui ont déjà déclenché des émeutes sectaires meurtrières par le passé.

Un journaliste de l'AFP a vu une foule se former et détruire des voitures, un taxi-tricycle « keke » incendié, et des gens courir pour se mettre à l'abri. Ailleurs, le journaliste a vu deux corps dans la rue.

On ignore qui a formé ces foules ou qui elles visaient.

Dans la campagne de l'État du Plateau, agriculteurs et éleveurs s'affrontent régulièrement pour l'accès aux terres, bien que le conflit transcende les clivages ethniques et religieux, ce qui jette de l'huile sur le feu dans un État où l'ethnicité, la religion et la question de savoir qui est considéré comme « autochtone » peuvent être des sujets politiquement explosifs.

Un couvre-feu général imposé à la ville pour lundi et mardi était censé réduire le risque de nouvelles attaques – y compris de représailles – à la suite de la fusillade de dimanche.

Tout au long de la matinée de mercredi, les forces de sécurité ont sillonné la ville pour disperser les foules, tirant parfois en l'air.

Le massacre de dimanche s'est produit à Anguwan Rukuba, un quartier prisé des étudiants et du personnel de l'université locale.

Bien que la plupart des victimes de la fusillade soient présumées chrétiennes, un groupe musulman local a déclaré que quatre de ses membres avaient été tués lors des violences.

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