Gaza
Depuis bientôt une semaine, le monde musulman célèbre le mois sacré du ramadan. Mais pour les Palestiniens de Gaza, préparer le traditionnel repas de rupture du jeûne est une épreuve, après plus de deux années de guerre dévastatrice et une crise humanitaire écrasante.
Dans leurs tentes, les gazaouis déplacés doivent composer avec leurs maigres ressources. "Les voisins s'entraident. Un jour, je leur offre un repas, et le lendemain, ils font de même pour moi," explique Asma Abu Shab. "Les circonstances ne nous permettent plus d'acheter du poulet et de la viande comme avant. Nous n'avons plus d'argent, nous n'avons plus de revenus."
Depuis plusieurs mois, l’ONU alerte sur les pénuries de marchandises et les prix élevés des denrées alimentaires dans l’enclave palestinienne.
"Nous espérons que Dieu résoudra notre crise, que la guerre prendra fin et que nous pourrons retourner chez nous en paix," déclare Maha Al-Hajj.
À l’occasion du début du ramadan, le secrétaire général des Nations unies António Guterres a salué la vision “d’espoir et de paix” incarnée par le mois sacré. Il a également dénoncé "les horreurs des conflits, de la faim, des déplacements, de la discrimination" subies par les populations en Afghanistan, au Yémen, au Soudan ou encore à Gaza.
La semaine dernière, l’ONU a aussi mis en garde contre la fragilité de la trêve à Gaza. "Malgré le cessez-le-feu, Gaza n’est toujours pas en paix," a averti la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, devant le Conseil de sécurité.
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