Tunisie
Nouveau coup dur pour Rached Ghannouchi, figure historique de l’islam politique en Tunisie.
Le chef du mouvement Ennahda, déjà emprisonné depuis 2023, a été condamné en appel à vingt ans de prison supplémentaires pour « complot contre la sécurité intérieure de l’État ». Une peine qui porte désormais son emprisonnement total à plus de quarante ans, les condamnations étant cumulables en Tunisie.
Selon ses avocats, Ghannouchi, âgé de 84 ans, a renoncé à se pourvoir en cassation, dénonçant des « dossiers politiques fabriqués de toutes pièces » et l’absence de garanties d’un procès équitable. Dans cette affaire, dite du « complot 2 », il est accusé, avec d’autres dirigeants d’Ennahda, d’avoir mis en place un « appareil sécuritaire secret » au service du parti.
Cette condamnation intervient dans un contexte de durcissement du pouvoir tunisien contre l’opposition, suscitant des interrogations sur l’indépendance de la justice. Pour ses soutiens, Ghannouchi est une cible politique. Pour ses détracteurs, il incarne une menace pour la stabilité du pays. Une affaire qui divise la Tunisie et alimente les tensions.
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