Soudan
L’Organisation des Nations unies exprime une profonde inquiétude face à l’escalade de la violence à El Fasher, capitale du Darfour du Nord, où les civils sont pris au piège d’un siège imposé par les Forces de soutien rapide (FSR) depuis plus de 500 jours.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a qualifié la situation de « tragique » et « horrible ». Il a souligné que, depuis le début du mois d’octobre, plus de 50 personnes auraient perdu la vie, selon des sources locales et une association médicale. Le Réseau des médecins soudanais a rapporté que, le 8 octobre, au moins une douzaine de civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués et 17 autres blessés lors d’une attaque contre un hôpital, attribuée aux FSR.
Cette attaque fait suite à un bombardement sur le service de maternité de l’hôpital, survenu la veille, qui avait déjà causé la mort d’au moins huit personnes. Les habitants d’El Fasher sont désormais pris au piège, coupés de toute aide, et leur accès aux soins médicaux est gravement menacé.
En réponse à cette situation désastreuse, l’armée soudanaise a effectué, le 7 octobre, un deuxième largage aérien de ravitaillement sur la ville assiégée, après une interruption de plus de six mois.
La communauté internationale appelle à une cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire sans entrave pour venir en aide aux populations civiles souffrant de cette crise humanitaire sans précédent.
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