Guinée
À l’approche du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, les autorités guinéennes ont décidé d’assouplir certaines restrictions imposées aux médias.
Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a précisé que les organes de presse sont désormais autorisés à donner la parole aux partis politiques suspendus ou dissous par le gouvernement de transition.
Ce revirement intervient après une interdiction initiale vivement critiquée par l’opposition et la société civile.
La HAC appelle désormais les médias à garantir un accès équitable à leurs plateformes, dans le respect du pluralisme.
Toutefois, ce geste d’ouverture contraste avec la suspension pour trois mois du site d’information Guinee360.com, accusé de « manipulation de l’information ».
Ce référendum, présenté comme un jalon vers un retour à l’ordre constitutionnel après le coup d’État de 2021, est perçu par de nombreux observateurs comme un instrument de légitimation du pouvoir du général Mamadi Doumbouya.
La nouvelle Constitution proposée introduit plusieurs dispositions controversées, parmi lesquelles l’allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans, mais surtout des critères d’éligibilité restrictifs : désormais, tout candidat devra avoir moins de 80 ans et résider en Guinée. Ce double verrou écarte de facto les principales figures historiques de l’opposition, telles qu’Alpha Condé, Sidya Touré ou encore Cellou Dalein Diallo, exilé depuis 2022.
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