Etats-Unis
Selon plusieurs sources proches de son entourage, Elon Musk étudie activement la création d’un parti politique indépendant aux États-Unis. Cette initiative intervient dans un contexte géopolitique de plus en plus instable, marqué par l’expansion du bloc BRICS et le retour offensif de Donald Trump sur la scène internationale.
En parallèle du sommet des BRICS organisé à Rio de Janeiro, l’ancien président américain a annoncé ce dimanche une surtaxe douanière de 10 % visant tout pays qui s’alignerait sur ce qu’il qualifie de “politiques anti-américaines”. “Il n’y aura aucune exception à cette politique”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social. Ce positionnement marque une nouvelle étape dans la stratégie de confrontation économique du candidat républicain, en pleine campagne pour un retour à la Maison-Blanche.
Réuni au Brésil, le groupe BRICS, composé désormais du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud, ainsi que de nouveaux membres comme l’Iran, l’Égypte ou les Émirats arabes unis, se présente comme une alternative diplomatique et économique à l’Occident. Dans leur déclaration commune, les dirigeants ont dénoncé l’escalade des mesures protectionnistes et appelé à une réforme des grandes institutions internationales.
C’est dans ce contexte de fragmentation que s’inscrit la démarche d’Elon Musk. Selon des fuites relayées par des médias américains, le fondateur de SpaceX et PDG de Tesla préparerait une structure politique autonome, en rupture avec les partis traditionnels. Objectif : se positionner comme une alternative à la fois à la ligne de Trump et à celle de l’administration Biden.
L’éventuel parti de Musk s’appuierait sur des outils déjà opérationnels : son réseau social X, pour mobiliser l’opinion ; Starlink, pour garantir l’indépendance technologique ; et l’image de marque de ses entreprises, utilisées comme leviers de notoriété. Sur le fond, ses priorités incluraient la souveraineté industrielle, la dérégulation de l’innovation, et une redéfinition des alliances internationales.
Des sources internes évoquent une équipe dédiée à la structuration juridique et financière du projet, afin de pouvoir lancer une campagne dans un délai court, en cas d’ouverture politique. L’option n’est pas actée officiellement, mais elle est désormais envisagée sérieusement par l’homme d’affaires.
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