Cameroun
Depuis début avril 2025, le président camerounais Paul Biya déploie une stratégie nouvelle en renforçant sa présence sur les réseaux sociaux, notamment X (ex-Twitter) et Facebook.
À quelques mois de la présidentielle d’octobre, il publie quotidiennement des messages en français et en anglais, abordant des thèmes tels que l’unité nationale et la stabilité du pays.
Ce virage numérique intervient dans un contexte de crise sécuritaire dans les régions anglophones et d’une société confrontée à une prolifération des discours de haine. Jusqu’alors peu présent dans les médias, le chef de l’État utilise désormais ces plateformes pour toucher notamment la jeunesse, principale cible de cette communication.
Selon des experts, cette nouvelle stratégie vise à installer dans l’opinion un « candidat » indirect, en amont d’une candidature officielle encore non annoncée. « Les médias sociaux sont devenus indispensables pour mobiliser un électorat jeune et connecté », explique Thomas Atenga, universitaire en communication.
Critiques et observateurs restent toutefois sceptiques. Certains dénoncent cette renaissance numérique comme un moyen de maintenir un pouvoir en déclin, aux dépens d’une audience limitée (environ 200 000 comptes actifs sur X). Quoi qu’il en soit, cette approche témoigne de l’adaptation politique de Paul Biya, qui à 92 ans, veut encore peser sur la scène nationale à quelques mois du scrutin.
Avec 13,7 millions d’internautes en 2024, le pays affiche une pénétration progressive des réseaux sociaux, bien que l’impact de cette stratégie reste à mesurer à l’aune du bilan électoral.
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