Cameroun
Plus de 150 hectares de champs de cannes à sucre brûlés, suite à de violents affrontements qui ont opposé, en début de semaine, les coupeurs de cannes de la Société sucrière du Cameroun ,aux forces de l'ordre. Ces derniers dénoncent un travail “esclavagiste”, des salaires de misère et exigent une amélioration de leurs conditions de travail.
Faute de compromis entre les plaignants et la Société sucrière du Cameroun, la situation a dégénéré. La grève a tourné à l'émeute, avec des scènes de violence inédites qui ont fait un mort parmi les employés des champs et une dizaine de blessés, selon le maire de la ville de Nkoteng, Hubert Esaïe Kanga : “Nous avons aussi enregistré cinq blessés, dont deux policiers qui ont dû être évacués. Il y a eu des casses de véhicules. Les coupeurs de cannes avaient un certain nombre de revendications envers la SOSUCAM, et certaines ont connu un aboutissement heureux et d’autres pas encore", ajoute-t-il.
"Nous travaillons durement, couper la canne, ce n’est pas facile. On peut même dire que c’est de l’esclavage payé pour le moment. Mais nous endurons ce travail”, s'indigne une travailleuse, anonymement.
Les images de ces violences ont créé une onde de choc et conduit à des dénonciations dans la classe politique camerounaise.
À présent, les réunions de crise se multiplient pour calmer les tensions. La SOSUCAM, filiale du groupe français Somdiaa, a annoncé ce vendredi une revalorisation de la prime mensuelle et du salaire de base des ouvriers, en charge de couper la canne à sucre.
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