Togo
Les bureaux de vote ont fermé lundi pour les élections législatives au Togo qui testent le soutien à un projet de nouvelle constitution qui supprimerait les élections présidentielles et donnerait aux Parlement le pouvoir de choisir le président.
L'opposition et les chefs religieux affirment que la législation est une tentative du président Faure Gnassingbé, en poste depuis 2005, de vouloir prolonger son règne.
Le Parlement a adopté la loi en mars, après l'expiration de leur mandat, et elle est sur le point d'être promulguée.
Ce pays d'Afrique de l'Ouest est dirigé par la même famille depuis 57 ans, d'abord par Eyadema Gnassingbe, puis par son fils.
Faure Gnassingbé a pris ses fonctions après des élections que l'opposition a qualifiées de simulacre.
L'opposition estime que la nouvelle constitution proposée rend probable le maintien de Faure Gnassingbé à l'expiration de son mandat en 2025.
Les autorités ont réprimé les libertés civiques et médiatiques avant le scrutin de lundi.
Au début du mois, le gouvernement a interdit les manifestations contre le projet de nouvelle constitution et l'arrestation de personnalités de l'opposition. La commission électorale a interdit à l'Église catholique de déployer des observateurs électoraux.
À la mi-avril, un journaliste français venu couvrir les élections a été arrêté, agressé et expulsé. L'autorité togolaise de régulation des médias a ensuite suspendu le processus d'accréditation des journalistes étrangers.
Quelque 4,2 millions de Togolais étaient inscrits sur les listes électorales de ce pays d'environ 8 millions d'habitants. Les électeurs élisaient des candidats pour 113 sièges parlementaires - 22 de plus que lors de l'assemblée précédente - et pour la première fois 179 postes de sénateurs.
Les résultats préliminaires sont attendus dans les six jours.
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