Libye
Le gouvernement libyen basé à Tripoli a démenti vendredi toute implication dans des frappes de drones contre une base utilisée par le groupe paramilitaire russe Wagner dont avait fait état une source militaire du camp de l'Est dans ce pays divisé, ont rapporté des médias.
La source militaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que des frappes de drones "d'origine inconnue" avaient visé jeudi soir la base aérienne d'al-Kharrouba, située à 150 km au sud-est de Benghazi (est) et où se "trouveraient des éléments du groupe Wagner".
Des sites d'information ont attribué cette attaque aux forces armées du gouvernement de Tripoli reconnu par l'ONU mais dont la légitimité est contestée par le camp rival de l'est libyen.
"Nous sommes surpris par les informations (..) sur des frappes menées par nos avions contre une base dans l'est de la Libye", a indiqué le ministère de la Défense du gouvernement d'unité nationale, cité vendredi par la chaine al-Massar. "Nous respectons le cessez-le-feu signé en octobre 2020", a-t-il ajouté.
"Aucun de nos appareils n'a visé un quelconque site dans la région orientale", a indiqué le général Mohamad al-Haddad, chef d'état-major des forces armées dans l'ouest de la Libye cité par Addresslibya. Ce genre d'informations, a-t-il indiqué, "visent à raviver la guerre entre frères libyens et impliquer la Libye dans un conflit régional".
La Libye est en proie à une crise politique majeure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest et par les ingérences étrangères.
D'avril 2019 à juin 2020, Khalifa Haftar, l'homme fort du camp de l'Est de la Libye, a eu recours à des combattants tchadiens, soudanais, nigériens et syriens, mais surtout à des mercenaires de Wagner, dans sa tentative ratée de s'emparer de la capitale Tripoli.
Cet échec a été suivi en octobre 2020 d'un accord de cessez-le-feu, dont le respect est supervisé par une commission militaire composée de cinq officiers de chaque camps.
Depuis, des centaines de membres de Wagner sont restés actifs dans l'est, la zone des terminaux pétroliers, et dans le sud de la Libye après le départ d'une partie de leurs effectifs vers le Mali ou vers l'Ukraine pour combattre aux côtés de l'armée russe.
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