Libye
La guérilla urbaine dans la nuit de vendredi à samedi entre milices à Tripoli a fait au moins 23 morts et 140 selon un nouveau bilan officiel. D'importants dégâts matériels ont aussi été enregistrés dont des dizaines de voitures calcinées, six hôpitaux ont été touchés par des frappes aériennes.
Des organisations de la société ont appelé au calée. "Les institutions de la société civile à Tripoli appellent tout le monde au calme. Rappellent l'interdiction de l'effusion de sang et de l'intimidation des civils, et annoncent que les poursuites légales et pénales toucheront tous ceux qui ont été à l’origine de ces violences à Tripoli. Que Dieu préserve la Libye", a fait savoir Omar Weheba, membre du conseil des anciens au conseil municipal de Tripoli.
Ces combats sont les plus violents depuis l'échec en juin 2020 de la tentative du maréchal Khalifa Haftar, de conquérir militairement la capitale, Tripoli.
Deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir en Libye. Celui basé à Tripoli a accusé le Premier ministre rival Fathi Bachagha, basé provisoirement à Syrte et soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, d'avoir voulu "mettre à exécution ses menaces" de s'emparer de Tripoli.
Depuis sa désignation en février par le Parlement siégeant dans l'Est, Fatshi Bachagha tente, sans succès, d'entrer à Tripoli pour y asseoir son autorité, menaçant dernièrement de recourir à la force.
Un calme précaire régnait sur la ville dans la nuit de samedi à dimanche. Le chef du gouvernement de Tripoli Abdelhamid Dbeibah est ensuite apparu dans une vidéo, entouré de ses gardes, en train de saluer des combattants qui se sont rangés de son côté.
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