Togo
Sans acte de naissance, difficile d'accéder à l’école. De nombreuses personnes s’exposent donc à l’apatridie. C’est à dire qu’aucun Etat ne les reconnaîtra comme ressortissants par application de sa législation.
Et ils sont nombreux à souffrir de cette situation au Togo comme partout ailleurs dans le monde. Impossible donc pour eux d’exercer leurs droits fondamentaux tels que l’accès aux services de base, tels que l’éducation, les soins de santé et des opportunités d’emploi. Les apatrides se retrouvent marginalisés, discriminés et particulièrement vulnérables face à l’exploitation et aux abus.
Une situation qu’a vécu Boniface Yepenui. Né au Togo et sans papier, il n’avait aucun moyen de prouver sa filiation avec son pays de naissance. “L’impact que cela a eu sur moi, c’est que cela a retardé mes études. J’ai eu mon baccalauréat très tardivement… j’aurais voulu entrer dans l’armée mais je n’ai pas pu car je n’avais pas de certificat de nationalité. C’est après d’énormes difficultés que j’ai pu avoir mon acte de naissance”, explique t-il.
Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, au moins 1 million de personnes seraient apatrides en Afrique de l’Ouest. Pour contrer le phénomène, 13 pays de la région ont ratifié les conventions internationales sur l’apatridie.
Une Déclaration d’Abidjan sur l’éradication de l’apatridie a été adoptée en 2014, par tous les États Membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour remédier à ce fléau. mais des pesanteurs demeurent.
“Je pense que les pays sont en train d'examiner les questions qui posent problème. Ils ont parlé des procédures et des barrières administratives qui existent dans différents pays. Ils ont également parlé de la réticence à accorder des cartes d'identité à certaines personnes, ainsi que de la réticence à délivrer des certificats de naissance dans certaines régions”. explique Monique Ekoko- Représentante du HCR au Togo.
Quelque dix millions de personnes sont sans nationalité dans le monde. L'agence des Nations Unies en charge des réfugiés entend éradiquer ce fléau d'ici 2024.
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