Espagne
Le gouvernement espagnol a demandé à ce que les responsables de l'attaque survenue dans la région de l'Est en début de semaine soient identifiés.
Les corps des deux journalistes espagnols ainsi que du défenseur irlandais de la faune assassinés en début de semaine au Burkina Faso sont arrivées vendredi matin sur une base militaire proche de Madrid, a constaté l'AFP.
L'avion de l'armée de l'air espagnole, qui avait décollé dans la nuit de Ouagadougou, s'est posé sur la base aérienne de Torrejón de Ardoz, à l'est de la capitale espagnole, avec à son bord les corps des journalistes espagnols David Beriáin et Roberto Fraile et de l'Irlandais Rory Young, président d'une ONG de protection de la faune sauvage.
Les ministres espagnoles des Affaires étrangères, Arancha González Laya, et de la Défense, Margarita Robles, étaient présentes sur le tarmac pour accueillir les dépouilles des trois hommes, dont les cercueils ont été portés par 24 officiers de l'armée de l'Air espagnole. Prenant la parole lors d'une conférence de presse, Arancha González Laya, a appelé à ce que les responsables soient identifies.
"Nous avons demandé aux autorités du Burkina Faso d'enquêter sur les événements, de les clarifier et d'identifier les responsables afin qu'ils soient traduits en justice. Nous ne voulons pas que des événements terribles comme celui-ci, soient oubliés ou restent impunis", a déclaré la ministre des Affaires étrangères.
Plusieurs jours après que le patrouille anti-braconnage dans lequel les trois occidentaux se trouvaient soient tombé dans une embuscade, les circonstances de leur morts restent toujours floues.
"Nous avons eu une déclaration d'un groupe djihadiste revendiquant l'attaque, mais ce n'est pas suffisant, nous voulons vraiment que les événements soient clarifiés", a ajouté Arancha González Laya.
Le Burkina Faso est régulièrement la cible des attaques des groupes djihadistes qui sévissent au Sahel. Depuis 2015, les attaques des groupes terroristes, certains affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui ont dégénéré en violences entre communautés, ont fait plusieurs milliers de morts et plus d’un million de déplacés au Sahel.
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