Algérie
Jusqu’ici discret, il a subitement été propulsé au-devant de l’actualité. Lui, c’est le général Ahmed Gaïd Salah, le chef d‘état-major de l’armée nationale populaire algérienne.
Mardi, il a demandé l’application de l’article 102 qui ouvre la voie à la destitution du président Abdelaziz Bouteflika, confirmant ainsi le rôle d’arbitre de l’armée dans la lutte de succession.
À 79 ans, le général Ahmed Gaïd Salah né le 13 janvier 1940 à Aïn Yagout dans l’est du pays, est considéré comme l’un des fidèles, l’un des gardiens du temple.
Issu de l’Académie militaire soviétique de Vystrel, il dirige l’armée depuis le 3 août 2004, cumulant ainsi avec le poste de vice-ministre de la Défense. Abdelaziz Bouteflika étant le ministre de la Défense.
Il semble avoir épousé les desiderata de l’immense majorité des Algériens, opposée à un cinquième mandat de leur président, affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral qu’il traîne depuis 2013.
“L’armée nationale populaire demeure, conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et circonstances”, a-t-il souligné dans son adresse à la télévision nationale.
Reste maintenant aux institutions, à savoir le Parlement et le Conseil constitutionnel de jouer leur partition, en appliquant ce qui semble être une injonction du patron de l’armée.
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