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Au Sénégal, une maison de la presse spéciale

Au Sénégal, une maison de la presse spéciale

Sénégal

Un immeuble imposant situé au bord de l’océan atlantique dans la capitale sénégalaise. La Maison de la Presse a été construite entre 2007 et 2012 par le gouvernement de l’ancien président Abdoulaye Wade afin de fournir une plate-forme de dialogue et de consultation aux journalistes et aux praticiens de la communication. L‘édifice a d’ailleurs la forme d’un grand livre ouvert pour symboliser une grande bibliothèque de l’information.

Depuis, de nombreuses institutions y ont élu domicile : l’Association nationale de la presse sportive, ou encore l’Agence de presse sénégalaise (Premier fournisseur d’informations pour les médias locaux). L’imposant bâtiment de huit étages joue un rôle majeur dans l’évolution des médias, comme l’explique son administrateur, le journaliste Bara Ndiaye.

La Maison de la Presse a été conçue et construite par l‘État du Sénégal dans le but de doter les professionnels de l’information et de la communication d’un forum d‘échanges, de réunions, de discussions, de renforcement des capacités et de formation parce qu’aujourd’hui, les journalistes sont confrontés à de nombreuses questions. La deuxième dimension est que la Maison de la Presse offre aujourd’hui à chacune des organisations faîtières un lieu de travail, a-t-il détaillé.

Ici au troisième étage, les affaires se déroulent comme d’habitude. Des membres de l’Agence de presse sénégalaise sont plongés dans leur travail ; c’est ici qu’ils élaborent des règlements pour améliorer les conditions de travail de leurs employés. Tout n’est pas parfait, comme le reconnaît le journaliste Salif Diallo. Après une brève visite guidée, il explique comment la Maison de presse a changé son quotidien sur le plan professionnel.

Encore du chemin à faire

Les locaux permettent vraiment de s‘épanouir, se félicite-t-il. C’est aéré, le bâtiment est très bien fait. Lorsque vous verrouillez, il n’y a pas de bruit, c’est insonorisé. Donc vous pouvez faire votre travail correctement.

Mais les locaux ne se limitent pas aux services de médias. Il y a aussi un hôtel, des bureaux, des archives…Autant de services qui font que d’autres journalistes partagent aussi l’avis de Salif Diallo. Les membres du Conseil des radiodiffuseurs et des éditeurs de presse par exemple, qui possède des locaux au premier étage. C’est aussi le cas de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), dont le président Abdoulaye Thiam explique l’importance d’une telle structure.

Chaque fois que nous avons une activité ANPS, nous avons cet auditorium à notre disposition. Nous faisons nos réunions dans les salles, il suffit simplement d’en informer préalablement le directeur. Et à cet égard, je dois dire que chaque fois que l’ANPS demandait l’aménagement d’une salle ou d’un auditorium, elle était traitée en priorité, confie M. Thiam.

La Constitution sénégalaise garantit la liberté de l’information. Pourtant en matière de liberté de la presse, le Sénégal est le 50e pays sur 161 dans le classement mondial publié en 2018 par Reporters sans frontières. Beaucoup de travail reste donc à faire pour améliorer les conditions de travail des journalistes.

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