Côte d'Ivoire
L‘épisode de la libération conditionnelle de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo conclu ce mardi. La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé que l’ancien dirigeant se trouvait actuellement en Belgique, pays qui l’abritera durant toute sa libération conditionnelle.
Acquitté de toutes les charges de crimes contre l’humanité et crimes de guerre qui pesaient contre lui, Laurent Gbagbo a été maintenu en garde à vue jusqu’au vendredi 1er février, date à laquelle il a été libéré sous conditions. Pays signataire de la Convention de Rome – fondatrice de la CPI – la Belgique s‘était désignée pour accueillir l’ancien président.
“C’est une demande de la Cour d’accueillir M. Gbagbo, tout simplement parce qu’il a de la famille en Belgique : sa deuxième épouse, un enfant à Bruxelles. Nous avons estimé qu’il était normal qu’il puisse séjourner pour sa libération conditionnelle (…) en Belgique dans des conditions strictes”, avait alors expliqué à la télévision publique RTBF le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.
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Cette libération sous conditions obtenue par la procureure de la Cour, Fatou Bensouda – qui redoutait un retour du président Gbagbo en Côte d’Ivoire -, inclue notamment un retour devant le tribunal s’il en reçoit l’injonction et une surveillance permanente.
Dans le camp de l’ancien président, cette formule est considérée comme injuste, estimant qu’il doit totalement recouvrer la liberté, car acquitté de toutes les charges. Laurent Gbagbo et son dernier ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, étaient accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels ils ont toujours plaidé non coupable.
Leur acquittement intervient dans une période trouble en Côte d’Ivoire, où les alliances politiques se désagrègent à l’approche de la présidentielle de 2020. Le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) a été amputé de son principal allié, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ; et le président Alassane Ouattara fait planer le doute sur une éventuelle candidature en 2020.
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