Tchad
Alors qu’un mouvement de grogne sociale gagne le Tchad depuis quelques semaines, ce jeudi a été décrété par les organisations de la société civile le “Jeudi de la colère”, une manière de protester sans créer des rassemblement et d’exprimer le désespoir face à la gravité de la situation.
Conséquence de cette opération, les hôpitaux tournent au ralenti et les écoles sont fermées. De quoi susciter l’inquiétude des populations.
“C’est une situation sociale intenable et nous demandons bien est-ce que le gouvernement cherche des solutions a cette crise qui prévaut ? Il s’en fout pratiquement de toutes les grèves qui sont lancées parce que l’an dernier pour régler le problème, nous sommes restés en grève pendant quatre (4) mois.” Michel Barka, président de l’Union des Syndicats du Tchad (UST)
“Nous nous sommes rendus compte que notre salaire de janvier a été considérablement coupé. Pour des raisons qu’on n’arrive pas nous expliquer concrètement.Tu te lèves un matin tu vas au boulot, tu te lèves un matin, tu vas pour retirer ton salaire, tu te rends compte que ce salaire-là a diminué et considérablement” Roland Rigui, Gréviste
Alors que la société civile appelle à la mobilisation, les forces de sécurité sont également sortie et tentent de faire respecter l’interdiction de manifester décrétée par l’Etat en vue de prévenir tout risque d’atteinte à l’ordre public.
Une décision critiquée par les principaux syndicats qui ont vu ces derniers jours tous leurs appels à manifester systématiquement interdits
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