Cameroun
Comme ils l’avaient promis, il y a près d’une semaine, les députés du Social democratic front (SDF, opposition) viennent encore de bloquer une séance de l’Assemblée nationale. C’est la poursuite de « l’Opération blocus » pour exiger l’examen de la crise anglophone à l’hémicycle.
Un geste qui en dit long sur le degré d’agacement des députés du SDF à propos de la crise anglophone. Ce matin, le président du groupe parlementaire SDF à l’Assemblée nationale camerounaise, Joseph Banadzem a arraché le micro au Premier ministre, Philémon Yang.
Joseph Banadzem et ses camarades du SDF sont formels. Il faut que le problème de la crise anglophone soit examiné à l’Assemblée nationale. Comme ils l’ont fait le 23 novembre dernier quand ils ont provoqué la suspension de la session qui devrait examiner la loi de finances 2018. C‘était le début de « l’Opération blocus ».
Une opération dont le but est d’amener le Parlement et les autres institutions du Cameroun à scruter par un dialogue « inclusif », la crise qui oppose depuis près d’un an déjà les régions anglophones de l’ouest à l’Etat camerounais.
Ce que rejettent leurs collègues de la Majorité largement majoritaires à Ngoa Ekellé (siège de l’Assemblée nationale). Pour le camp présidentiel, pas question de dialogue avec les « terroristes ».
Et pendant ce temps, quatre agents des forces de l’ordre ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi, selon des sources concordantes.
Si la crise anglophone a des origines lointaines, elle a redoublé d’intensité en fin 2016. Parmi les revendications, la sécession avec Yaoundé à cause « de la marginalisation » dont seraient victimes les populations de cette zone.
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