Mali
Des photographies des corps des soldats maliens tués ont permis de “recouper les informations”, et de confirmer leur identité “sans grand risque de se tromper”, a poursuivi la même source.
Une autre source militaire malienne a précisé qu‘à l’issue du raid et du ratissage d’un camp jihadiste par l’armée française, “des militaires maliens faits prisonniers par les jihadistes entre juillet 2016 et mars 2017 ont été tués”.
Les soldats maliens tués étaient détenus par le “Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans”, organisation jihadiste née de la fusion de plusieurs groupes du Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.
Après cet incident, l’Etat-major des armées françaises avait indiqué “qu’un groupe armé terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été mis hors de combat et quinze jihadistes tués par l’armée française dans le nord du Mali.
“Barkhane refuse de commenter la propagande jihadiste. (….) Nous confirmons avoir détruit un camp jihadiste”, avait aussi déclaré la semaine dernière un responsable de la communication de Barkhane.
Cette déclaration survenait peu après la diffusion d’un communiqué du “Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans”, qui avait publié des photos présentées comme celles de corps de militaires maliens et de jihadistes tués dans l’opération française.
“L’armée française croisée injuste a procédé à 03H00 du matin (dans la nuit du 23 au 24 octobre) avec un avion de type “Mirage” à un raid aérien entrainant la mort des onze prisonniers de l’armée malienne qui se trouvaient sur place sous la surveillance d’un groupe de moujahidine”, selon ce communiqué, publié en français et en arabe.
Plusieurs journaux et sites d’informations du Mali ont cette semaine rapporté que les autorités françaises ont reconnu une “bavure” devant des autorités maliennes, notamment le ministre de la Défense.
Quelque 4.000 militaires français sont déployés dans la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l’Europe, dans le cadre de l’opération Barkhane.
AFP
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