Côte d'Ivoire
Cinq militaires ont été radiés de l’armée ivoirienne après l’attaque de l’Ecole de police d’Abidjan, perpétrée la semaine dernière, deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, a annoncé le chef d‘état-major général des armées mercredi.
“A la suite de l’attaque perpétrée contre les installations du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) situées à l’École Nationale de Police, les investigations menées par les Forces de Sécurité et de Défense ont permis pour l’heure d’identifier formellement des individus ayant pris part à cette action. Au nombre de ceux-ci, figurent cinq membres des Forces Armées de Côte d’Ivoire”, a déclaré le général Sékou Touré dans un communiqué.
“En conséquence (…) ils sont définitivement radiés des effectifs des Forces Armées de Côte d’Ivoire”, poursuit le texte.
Il s’agit du “maréchal des logis Bohoussou Wassa Toussaint, du maréchal des logis Pekoula Mathias, du maréchal des logis Séri Brice Arnaud Joël, du maréchal des logis Mel Akrekou Nasseré Sylvestre, et du brigadier-chef Séry Doua Alain”.
Tous ces militaires “seront mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes”, a précisé le général Touré, ajoutant “sa détermination à extirper des rangs tous ceux qui n’honorent l’institution militaire”.
Des centaines de coups de feu avaient été tirés à Abidjan pendant la nuit de mercredi à jeudi derniers par des membres des forces de sécurité en colère à moins de 48 heures de l’ouverture des jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne.
Les assaillants de l’Ecole de police étaient notamment repartis en emportant des armes et des munitions, qui “ont toutes été récupérées”, selon la police ivoirienne.
Cinq hommes, dont trois militaires, ont été arrêtés, avait indiqué mardi le chef de la police Youssouf Kouyate lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense à Abidjan.
Mi-juillet, trois soldats avaient été radiés de l’armée ivoirienne au lendemain de troubles dans deux camps militaires à Abidjan et Korhogo (nord), où trois militaires avaient été tués.
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