Niger
Les jours passent, mais les délestages semblent avoir la peau dure au Niger. La nouvelle centrale électrique de Gourou Banda inaugurée il y a moins d’un mois n’a encore rien changé à la situation.
Ce sont quelque 75 milliards de francs CFA qui ont été injectés dans ce projet. Pourtant, à Niamey et dans les autres villes du Niger, il faudra encore se contenter des coupures intempestives de courant, au grand dam des riverains.
Avec des températures caracolant parfois à 42°, les Nigériens restent parfois plus d’une demi-journée sans électricité. Dans le même temps, ce sont des secteurs entiers qui sont défavorisés, notamment l’alimentation – où les produits sont vite avariés -, la santé et parfois l’administration.
Selon le directeur général de la société nigérienne de l‘électricité (NIGELEC), Halidou Allassane, il s’agit d’un problème d‘évacuation de l‘électricité. Un expert chinois est attendu ce lundi pour y voir plus clair.
L‘énergie solaire, une oasis encore sous-exploitée
Le contraste est encore énorme. La température chaude dans ce pays du Sahel laisse envisager un recours à l‘énergie solaire pour combler les lacunes du manque d‘électricité. Mais ce secteur reste encore sous-exploité.
À Agadez, dans le nord du pays, certains habitants se familiarisent avec cette technologie. Mais dans le reste du pays, les populations sont encore attachées à leurs objets qui marchent avec l‘électricité.
À ce propos justement, Abdoussalam Ba, alors directeur du Centre national d’énergie solaire (CNES), déclarait en 2014 que la promotion de l’énergie solaire suppose la fabrication et la commercialisation d’appareils fonctionnant grâce à cette source inépuisable d’énergie. Mais pour l’heure, ce n’est pas encore le cas.
00:04
Turquie : Erdogan et Tiani renforcent le partenariat turco-nigérien
00:09
L'armée russe annonce la libération de 2 otages retenus au Mali
01:07
Le Niger et le Mali accusent des voisins de l'AES de soutenir le terrorisme
01:37
Afrique du Sud : accusé de séjour illegal, Kémi Seba demande l'asile
01:24
Malgré les progrès, le Sahel reste l'épicentre des mouvements djihadistes
Aller à la video
AES : un journaliste malien condamné pour des critiques contre le Niger