Burundi
La militante burundaise des droits de l’Homme Marguerite Barankitse appelle à la traduction du président Pierre Nkurunziza devant la CPI, et craint que la situation dans son pays ne prenne les allures d’un génocide.
La répression du régime de Pierre Nkurunziza de plus en plus décriée. Mais elle ne l’est pas moins que le manque de réaction de la communauté internationale. Militante burundaise des droits de l’homme aujourd’hui en exil, Marguerite Barankitse appelle à une intervention rapide avant que la situation ne vire au génocide. « Il y a plus de 6.000 personnes qui sont dans les prisons, on a retrouvé neuf fosses communes, on ne sait pas dénombrer les personnes qui sont déjà mortes. Il ne faut pas que demain, ça soit comme le génocide du Rwanda. Et qu’après ils viennent nous envoyer des ONG d’urgence alors qu’ils pouvaient prévenir toutes ces tueries au Burundi », alerte-t-elle.
Un appel lancé en marge de sa réception d’un prix européen saluant son combat humanitaire. Elle plaide pour la traduction du président burundais devant la Cour pénale internationale. « Les crimes de Nkurunziza sont connus, le monde entier ne va pas dire qu’il n’était pas au courant, nous l’avons assez crié. Ça fait une année qu’on le crie, une année qu’on nous tue. Ce qui peut sauver le Burundi, c’est qu’on amène ce criminel devant le tribunal international de la Haye. », demande la militante des droits de l’Homme.
Le Burundi est déchiré par une grave crise, depuis un an, suite à l’annonce de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Les violences ont fait plusieurs centaines de morts, et poussé environ 300 000 personnes à fuir le pays.
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